SCH 2009
Tuesday, October 6, 2009
Ciel Mauve
Parmi les notes qu'il rédige en 1960, Elias Canetti inscrit la consigne suivante :
"Tu dois lire aussi tes contemporains. On ne peut se nourrir uniquement de racines". Je ne crois pas avoir lu grand nombre de mes contemporains, c'est à dire de romanciers qui ont sensiblement mon âge et encore moins d'auteurs qui seraient plus jeunes que moi. Leur univers est le mien et ce qu'ils peuvent en tirer, ça ne m'intéresse que très rarement. Les auteurs que j'estime émergent d'un monde qui précède ma naissance. Bien entendu, il existe face à cette situation des exceptions. Justement, le mois dernier, avec "Le ciel de Bay City", Catherine Mavrikakis est entrée dans la liste des exceptions. J'avais, en début d'été, découvert
le blog de cette auteure canadienne. Sa manière d'écrire, très incisive et largement ironique, avait retenu mon attention. Puis, dernièrement,
Martine Silbert m'a incité à me rendre chez
Sauramps pour acheter "Le ciel de Bay City". Mavrikakis est née à Chicago en 1961. Elle a donc 5 ans de moins que moi. Elle dépeint un univers ordinaire, celui que tout le monde a sous les yeux, mais que personne ne veut voir. J'ai l'impression que c'est un univers que les auteurs francophones contemporains ne savent pas décrire, parce que, généralement, contrairement à Mavrikakis, ils n'habitent pas le monde dans lequel ils vivent. Ces pseudo-romanciers construisent des bouquins fades où tout barbote en surface, parce que la matière qu'ils mettent en page ne pèse rien de plus que le poids de leur minable ego boursouflé. Ces "auteurs", dont les éditeurs font la publicité, sur lesquels je me suis parfois penché, enfilent des perles, des clichés, des stéréotypes, des lieux communs dans un style qui se voudrait inimitable, tandis que la critique journalistique servile est ravie. C'est pour ça que j'ouvre rarement leurs publications. Quand ça se produit, quand je prends la peine d'ouvrir un de ces romans rédigés au cours des 20 dernières années, ces écrits me tombent rapidement des mains. Je partage le point de vue de Tzvetan Todorov, qui pense que le romancier, quelle que soit sa subjectivité, doit tenir compte d'une réalité objective accessible à tous :
"Nihilisme et solipsisme littéraires sont à l'évidence solidaires. Ils reposent sur l'idée qu'une rupture radicale sépare le moi et le monde, autrement dit qu'il n'existe pas de monde commun." Et c'est ce genre de choses qui voudrait se faire passer pour de la littérature en France. Mais ce n'est que la somme de textes d'enculeurs de mouches qui utilisent le fameux filon du roman, pour broder sur leur vie intime. Une vie intime dont je me fous complètement. Heureusement, "Le ciel de Bay City" est mauve, et, s'il est écrit à la première personne, ce roman ne tombe pas dans l'auto-fiction insupportable : Mavrikakis ne ne donne pas l'impression de se prendre pour l'être unique. Pour moi, le ciel de Bay City rejoint le ciel de Charlotte, en Caroline du Nord, là où est née, au siècle précédent, Frankie Addams, l'héroïne de Carson McCullers. Je rapproche Frankie de la narratrice du roman de Mavrikakis. Bien que contemporain, l'arbre de Mavrikakis a de solides racines et on peut facilement s'en nourrir.
Labels: lecture, mavrikakis
Monday, September 28, 2009
En ligne
J'ai retrouvé la date exacte: c'était le 13 octobre, l'année dernière. Ce jour là, mon téléphone mobile passait à la poubelle. Je refusais de continuer de banquer pour un service inutile, un truc que j'utilisais qu'une fois tous les trois mois. Depuis, en un an, le mobile ne m'a jamais manqué.
Pourtant, à midi, la mort dans l'âme, j'ai pris un abonnement chez SFR. C'est triste, ça me rend vert. Mais je n'avais pas le choix : ce matin reprendre un mobile était devenu un acte nécessaire. Souhaitons qu'avoir à trimballer un téléphone cellulaire soit une nécessité qui ne dure pas plus de quelques mois.
Par ailleurs, mais dans un même ordre d'idées, depuis quelques temps, je réfléchis à la meilleure manière de me passer d'ADSL. Au début des années 90, j'ai vécu quatre années consécutives sans téléphone. Je rêve maintenant de passer plusieurs années sans avoir à me connecter sur le Web. Heureusement, je me détache de plus en plus facilement de cet univers virtuel. J'espère qu'un jour le monde de la communication en ligne ne sera pour moi qu'un vieux souvenir écrasé, stratifié au fin fond de ma mémoire.
Labels: atmosphère, communication
Friday, September 25, 2009
Agonie
Il me reste environ deux heures pour publier un post sur ce blog. Passé ce délai, on pourrait considérer SCH 2009 comme un blog mort. Car, selon une règle tacite en vigueur parmi les bloggers, un blog qui n'est pas alimenté, au moins une fois en un mois, est alors déclaré : blog à l'abandon. Étant donné que le post précédent date du 26 Août dernier, il ne me reste que peu de temps pour sauver SCH.
Malheureusement, je n'ai rien à dire. Pire : je n'ai rien envie de dire, c'est à dire que je ne vais même pas essayer de me creuser les méninges deux secondes pour trouver une thèse à développer, soit matière à rédiger un billet. Je suis fatigué du blogging et fatigué par l'activité stérile, sans intérêt que déploient la plupart des bloggers sur le Web. Je ne vais donc pas ajouter un texte insignifiant de plus sur la Toile.
Pas ce soir en tout cas.
Labels: blog, communication, rédaction, temps
Wednesday, August 26, 2009
Tribus de maquereaux
Voilà le credo d'un tas de crétins qui vous bassinent en permanence sur la Toile. On se croirait revenu aux années Bernard Tapis quand n'importe quel peigne-cul pensait avoir la possibilité de devenir milliardaire du jour au lendemain simplement en adoptant les manières du nabab "made in France" découvertes dans son autobiographie pleine de bons conseils pour l'époque. On a eu un autre guru, par la suite, dont je ne me souviens plus du nom : un type qui avait des trous dans ses chaussettes et travaillait dans l'industrie des loisirs. Comme pour Tapis, la génération de vendeurs hexagonaux suivante ne parlait que de lui.
Depuis, le contexte a changé : les lancinantes répétitions, la doxa omniprésente concernant "la réussite" sociale, ce discours qu'on entendait sur les radios, à la TV, puis dans toutes les cafétérias des supermarchés du territoire, s'est adapté pour devenir le message qu'on peut lire maintenant en ligne et qui passe en boucle sur les réseaux sociaux. C'est un discours recomposé pour la circonstance. Il est décliné à toutes les sauces, sous de multiples variantes, dont une des premières a fait fureur sur l'espace francophone : celle de Loic Lemeur, le Serial entrepreneur !
Aujourd'hui, le credo se résume ainsi :
"Les leaders n’ont pas de traits en commun, sauf ceux-ci : un refus constructif du statu quo, une énergie et un optimisme qui leur permettent de changer les choses et d’offrir une plate-forme d’action aux gens qui ont envie de travailler dans leur sens - de les suivre. Car vous ne serez pas un leader tout seul : vous avez donc besoin d’une tribu, c’est-à-dire d’un «groupe de personnes connectées entre elles, connectées à un leader et connectées à une idée». Alors créez votre tribu - ou trouvez-en une qui a besoin de vous. Les possibilités sont immenses." [Seth Godin, Tribus]
D'emblée on remarquera que la première affirmation est fausse, car les "leaders" ont bien un trait commun : tous partagent la même foi, tous pensent qu'il leur faut une tribu, c'est à dire une armée d'esclaves qu'ils vont utiliser à la réalisation d'un rêve commun : devenir le leader maximo. Pour composer cette armée de bourrins, ils se livrent tout azimut à des opérations de séduction/captation qui se nomment "communications" dans le jargon des maquerelles du Web. Ce battage est, au fil du temps, devenu insupportable : passer entre les mailles du "buzz", outil primaire de la communication, est un cheminement en ligne quasi impossible à réaliser. Pas une seule journée sur la Toile sans que les membres d'une "tribu" quelconque viennent vous solliciter pour essayer de vous gagner à leur "cause". Comme le disait Flaubert dans ses correspondances :
"Il y a entre les hommes une sorte de pacte fraternel et tacite qui les oblige à être maquereaux les uns des autres."Barrez vous bande de fumiers ! Ramassis de clochards du Net, branleurs improductifs qui ne savent rien faire de mieux que du copier-coller ! J'en ai assez de vous avoir dans mes jambes, de vous trouver vautrés sur ma route presque partout où je me rends sur le Web. Dégagez... s'il vous plait !!!
Labels: blog, communication, flaubert, maquereaux, société
Monday, July 27, 2009
Passages
Depuis le début du week-end, qui est maintenant derrière nous, puisque que nous sommes Lundi, je n'ai fait que perdre mon temps. J'ai à peine avancé dans la lecture de "
La noblesse de l'esprit" de Reimen et je n'en suis qu'à la page 126, alors que c'est un essai qui se lit très facilement. Un essai qui parle de la civilisation telle que Goethe la définissait :
"la civilisation est un exercice permanent de respect ; du divin, de la terre, de la nature et de notre propre prochain et de notre dignité."Comment ai-je pu perdre mon temps ? Ce n'est pas difficile à imaginer : je suis resté comme un idiot, face à l'écran du PC, en lisant aussi bien des messages sur Twitter que les dernières dépêches Reuters, le tout mixé avec quelques articles glanés sur la presse en ligne. C'est assez simple à retrouver puisque Google Web History conserve un certains nombre d'URL par où je suis passé : il y a des pages sur la découverte d’un fossile de primate en Birmanie ou les frasques de Berlusconi, des pages sur les façons dont les commerçants français arnaquent les touristes ou des pages sur des vols retardés par des passagers en colère.
Mais il y a aussi des pages sur lesquelles j'ai passé un peu plus de temps, un temps qui, cette fois, ne fut pas totalement perdu. Ce sont des pages qui parlent du
grand poète perse Saadi, l’auteur du Boustân (Le Verger), du Golestân (Le Jardin des Roses), d’un grand nombre d’odes lyriques, d’élégies, de poèmes satiriques et de panégyriques.
Je me suis aussi intéressé à la biographie de
la magnifique Hedy Lamarr et, enfin, je suis parti à la recherche de quelques nouvelles polices de caractères, mais rien de plus.
Ce week-end est très vite passé.
Labels: atmosphère, lecture, poésie
Saturday, July 25, 2009
FriendFeed, mon amour
Je lis un paquet de conneries depuis que le flux FriendFeed a vu déferler, en milieu de semaine, la french bossa nova. En effet, j'ai eu le malheur d'accepter n'importe qui ou presque dans les "subcriptions" : j'en ai 34 pour l'instant. Je me dis qu'il va falloir prendre des mesures si je ne veux pas être submergé par des flots d'âneries.
En réalité, ce ne sont pas toujours des conneries qui s'inscrivent sur le flux, mais c'est la répétition sans fin de la même nouvelle - celle que toutes les radios annonçaient déjà au moment du petit dej' et qui est encore clonée par des types à la bourre au moment du dîner, alors qu'on l'a vue défiler des centaines de fois tout au long de la journée, dans la presse en ligne, sur les feeds readers, sur les blogs, sur Twitter... Grâce à Dieu, il y a des lustres que je ne regarde plus la TV !
L'avantage en ne suivant que Twitter, c'est que sur ce microblog les messages sont composés de phrases longues, au pire, de 140 signes. De plus, pour suivre les conversations facilement, il faut passer par des applications externes à Twitter - ce que je ne prend pas la peine de faire. Sur Twitter, je ne m'intéresse donc pas aux conversations qui ne me sont pas directement adressées.
Mais ce n'est pas le cas sur FriendFeed. Les messages ne se limitent pas à 140 signes et il est très facile de suivre ce que les uns et les autres se disent et se répondent. Aussi, le nombre de conneries répétées en boucle augmente considérablement. C'est pénible !
Bien sûr, sur FriendFeed il y est possible de filtrer grossièrement les choses qu'on ne tient pas à lire, comme les commentaires. Mais, le plus simple, c'est de mettre les faibles d'esprits, qu'on a par charité acceptés en "subcriptions", dans une liste spéciale de flux. Cette liste qu'on peut facilement oublier de consulter, je l'ai intitulée : "Lustukus". Elle est déjà pleine à déborder.
Aaaah, comme j'aime le Web 2.0 et ses réseaux sociaux !
Labels: blog, commentaire, friendfeed, société, twitter
Wednesday, July 22, 2009
Twitterland
J'ai encore viré quelques types que, charitablement, j'avais placés dans la liste following lorsqu'ils s'étaient inscrits dans celle de mes followers. Oui, je parle de Twitter qui est peut-être en train de vivre ses derniers jours, alors que mon compte sur ce social network est ouvert depuis deux ans - j'y reviendrai. J'ai viré ces types parce qu'ils m'obligeaient à assister à leurs interminables exercices d'entreléchouillages de culs permanent. C'est obscène, et c'était devenu insupportable ; même en tenant ces léchouilleurs à distance, c'est à dire en ne leur adressant quasiment jamais la parole. Cette race de communicants me débectent. Ils n'ont rien d'autre à foutre que de donner leur avis sur tout et sur n'importe quoi, histoire de faire semblant d'avoir quelque chose à dire alors que c'est seulement un prétexte pour se retrouver emboîtés ensemble, les uns dans les autres. Le pire c'est qu'ils sont toujours tous du même avis et parlent tous, en même temps, des mêmes choses. Quelques leaders d'opinions donnent le ton, et une fois que la hauteur de la note est fixée, le gros du troupeau suit, comme un seul mouton : d'un bout à l'autre de Twitterland retentissent ensuite les tristes bêlements. C'est pénible ! Je me demande comment vivent ces types, comment fonctionne ce qui leur sert de cervelle ? C'est un mystère. Mais un mystère que je ne chercherai pas à élucider car la réponse me semble sans aucun intérêt. Que ces types fassent ce qu'ils veulent entre eux, mais qu'ils ne se trouvent pas dans mon champ de vision, ni sur mon passage, c'est tout ce que je demande.
Labels: twitter
Monday, July 20, 2009
Insupportable
Il n'y a rien à faire. Je crois que je ne suis pas prêt de me remettre à blogguer, c'est à dire de participer à des échanges de messages suite à la mise en ligne d'un post. Incidemment, ce matin, je pensais à l'achat d'un Sony Reader ou d'un Kindle. Cela fait déjà longtemps que j'envisage l'idée de posséder un tel outil, mais j'attends patiemment que ces machines soient suffisamment au point. Par coïncidence, Pisani vient de donner
son avis sur le Kindle 2. Il trouve ça plutôt très utile, malgré quelques petites améliorations qui pourraient êtres apportées. Après avoir lu Pisani, j'ai voulu savoir ce qui était dit en commentaires - 51 au moment où je rédige. Je n'ai pas pu aller plus loin que le cinquième ou sixième message tellement le ton des commentateurs m'agace. Je trouve ces gens insupportables, et de plus, je me fous totalement de leur avis.
Remarquez que, dans ce cas, il ne s'agissait que de lire des avis sur une vulgaire machine informatique. Je vous laisse deviner l'état dans lequel je me retrouve s'il m'arrive, aujourd'hui, de me pencher sur des commentaires concernant des sujets un peu plus complexes, tels que : l'homme, la société, le langage, l'art, la religion... Alors, je deviens à moitié fou, j'écume de rage, je rêve d'écrabouiller les auteurs des commentaires, mais surtout de torturer à mort l'auteur du blog qui a permis à un ramassis de bourrins d'exprimer de si stupides "idées". Je me rends compte que je suis réellement devenu allergique à toutes ces pseudo-discussions qui ne mènent à rien - ça je le savais déjà - mais qui me faisaient parfois rire par le passé, lorsque, insouciant, j'occupais mon temps en participant à tout un tas de débats bidons avec, en premier lieu, tout ce qui concerne la politique. Je me souviens maintenant, avec un haut-le-coeur, d'avoir participé à des polémiques révélant le niveau insupportable de la xénophobie dans cette société, ou la place accordée à la religion - ne cherchez pas laquelle, il s'agit bien de l'Islam : la phobie obsessionnelle du blogger laïcard français.
Ce genre de choses ne se reproduira pas de sitôt : je n'arrive plus à lire les blogs qui traitent de sujets de sociétés avec en arrière plan des idéaux politiques, quels que soient ces idéaux. Que ces citoyens à la con organisent leur putain de vie comme ils l'entendent et qu'ils me foutent la paix avec leurs opinions rances et moisies qui puent encore plus que les fromages dont ils sont si fiers !
Labels: atmosphère, blog, commentaire
Tuesday, June 23, 2009
Montpellier
Mon ami Raf qui a remarqué que, sur mes blogs, je ne parlais pas de Montpellier avec beaucoup d'enthousiasme, m'en a demandé les raisons. Je lui ai répondu la chose suivante : Montpellier concentre tous les frustrés de l'hexagone. Un tas de personnes a pensé qu'en s'installant dans la région, immédiatement, comme par magie, la vie s'en trouverait grandement améliorée. Le problème, c'est que la région cumule des montagnes d'inconvénients - à commencer par un taux de chômage record - et que la plupart des gens qui ont emménagé dans le coin récemment, sont plus que déçus et amers, une fois que leurs belles illusions se sont envolées. Parce que le soleil et la proximité de la mer ne règlent pas tout. La population de la ville a triplé en 20 ans, suite à une pub éhontée de la municipalité pour attirer du monde. Ceux qui rêvaient de gagner plus en glandant toute la journée à la terrasse des cafés se sont précipités en masse sur cette petite cité provinciale. Mais, économiquement, structurellement, socialement rien n'a suivi : c'est la merde à tous les niveaux. Alors, les gens compensent ces manques par une frime épouvantable en essayant de se faire croire qu'ils vivent comme des rois, tout en sachant qu'ils se sont fait baiser comme des cons. L'ambiance est insupportable, au point que je ne suis pas allé en centre ville depuis plus d'un an : la concentration de connards au m² y dépasse le seuil que je suis en mesure de tolérer. Cette ville, qui pouvait à peine supporter le poids d'une cohorte d'étudiants improductifs, - lorsque ces derniers étaient encore issus d'une classe aisée qui entretenait avec largesse sa progéniture -, a depuis sombré dans la merde, victime de sa réputation. Jusqu'à la fin des années 70, Montpellier, assez peu peuplée, vivait à un rythme agréable, dans une ambiance assez décontractée. Mais, brusquement, quand la cité s'est trouvée confrontée aux arrivées massives de pingouins en quête d'Eldorado, l'atmosphère attrayante s'est très rapidement dégradée. Aujourd'hui, cette ville pue et tente de cacher sa misère sous des tonnes de faux semblants, mais les couches de Ripolin ne suffisent plus à masquer le chaos sous-jacent. C'est laid, c'est sale, c'est triste.
Je ne rêve que d'une chose : me barrer d'ici.
Labels: atmosphère, montpellier, société
Sunday, May 24, 2009
Flickr, Tumblr & Twitter
C'est fait ! Je viens de mettre en ligne, sur Flickr, cinq peintures digitales, celles que je pensais fabriquer, suite à l'invitation de
Shakeh Sarookhanian dont il est question sur le post précèdent. Je comptabilise sur ce site 608 images qui ont été vues 22,147 fois. Il faudrait que je passe plus de temps à faire connaître mon photostream, mais comme j'ai eu l'occasion d'être nominé parmi les six meilleurs photographes européens en 2005, mes images - surtout les premières - ont été largement regardées. Aussi, je passe l'essentiel de mon temps à m'inspirer du travail des artistes de Flickr, mais, depuis deux ans, je ne poste plus grand chose. Contrairement à mes débuts sur ce site, aujourd'hui, je ne participe que très rarement aux discussions qui fleurissent régulièrement entre les membres des divers groupes où je me suis inscrit, tel que
Art Room09.
J'ai passé un moment en début d'après-midi à custommiser un nouveau compte sur Twitter - il s'affiche en bas de page sur ce blog. Je ne sais pas trop à quoi il me servira, mais je voulais qu'il soit directement relié à SCH 2009. De plus, cette opération m'a permis de détenir une adresse sur Twitter à mon nom. Il y a encore peu de temps,
le moteur de recherche de ce site ne relevait aucun Deligne, mais
ce n'est plus le cas, maintenant.
Le 14 Mai 2007, je lançais
Mikkado sur Tumblr. Depuis, mon petit Zorro est mort. Je suis inconsolable.
Labels: blog, flickr, tumblr, twitter
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