SCH 2009

Friday, September 25, 2009

 

Agonie

Il me reste environ deux heures pour publier un post sur ce blog. Passé ce délai, on pourrait considérer SCH 2009 comme un blog mort. Car, selon une règle tacite en vigueur parmi les bloggers, un blog qui n'est pas alimenté, au moins une fois en un mois, est alors déclaré : blog à l'abandon. Étant donné que le post précédent date du 26 Août dernier, il ne me reste que peu de temps pour sauver SCH.

Malheureusement, je n'ai rien à dire. Pire : je n'ai rien envie de dire, c'est à dire que je ne vais même pas essayer de me creuser les méninges deux secondes pour trouver une thèse à développer, soit matière à rédiger un billet. Je suis fatigué du blogging et fatigué par l'activité stérile, sans intérêt que déploient la plupart des bloggers sur le Web. Je ne vais donc pas ajouter un texte insignifiant de plus sur la Toile.

Pas ce soir en tout cas.

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Wednesday, August 26, 2009

 

Tribus de maquereaux

Voilà le credo d'un tas de crétins qui vous bassinent en permanence sur la Toile. On se croirait revenu aux années Bernard Tapis quand n'importe quel peigne-cul pensait avoir la possibilité de devenir milliardaire du jour au lendemain simplement en adoptant les manières du nabab "made in France" découvertes dans son autobiographie pleine de bons conseils pour l'époque. On a eu un autre guru, par la suite, dont je ne me souviens plus du nom : un type qui avait des trous dans ses chaussettes et travaillait dans l'industrie des loisirs. Comme pour Tapis, la génération de vendeurs hexagonaux suivante ne parlait que de lui.

Depuis, le contexte a changé : les lancinantes répétitions, la doxa omniprésente concernant "la réussite" sociale, ce discours qu'on entendait sur les radios, à la TV, puis dans toutes les cafétérias des supermarchés du territoire, s'est adapté pour devenir le message qu'on peut lire maintenant en ligne et qui passe en boucle sur les réseaux sociaux. C'est un discours recomposé pour la circonstance. Il est décliné à toutes les sauces, sous de multiples variantes, dont une des premières a fait fureur sur l'espace francophone : celle de Loic Lemeur, le Serial entrepreneur !

Aujourd'hui, le credo se résume ainsi :
"Les leaders n’ont pas de traits en commun, sauf ceux-ci : un refus constructif du statu quo, une énergie et un optimisme qui leur permettent de changer les choses et d’offrir une plate-forme d’action aux gens qui ont envie de travailler dans leur sens - de les suivre. Car vous ne serez pas un leader tout seul : vous avez donc besoin d’une tribu, c’est-à-dire d’un «groupe de personnes connectées entre elles, connectées à un leader et connectées à une idée». Alors créez votre tribu - ou trouvez-en une qui a besoin de vous. Les possibilités sont immenses." [Seth Godin, Tribus]
D'emblée on remarquera que la première affirmation est fausse, car les "leaders" ont bien un trait commun : tous partagent la même foi, tous pensent qu'il leur faut une tribu, c'est à dire une armée d'esclaves qu'ils vont utiliser à la réalisation d'un rêve commun : devenir le leader maximo. Pour composer cette armée de bourrins, ils se livrent tout azimut à des opérations de séduction/captation qui se nomment "communications" dans le jargon des maquerelles du Web. Ce battage est, au fil du temps, devenu insupportable : passer entre les mailles du "buzz", outil primaire de la communication, est un cheminement en ligne quasi impossible à réaliser. Pas une seule journée sur la Toile sans que les membres d'une "tribu" quelconque viennent vous solliciter pour essayer de vous gagner à leur "cause". Comme le disait Flaubert dans ses correspondances : "Il y a entre les hommes une sorte de pacte fraternel et tacite qui les oblige à être maquereaux les uns des autres."

Barrez vous bande de fumiers ! Ramassis de clochards du Net, branleurs improductifs qui ne savent rien faire de mieux que du copier-coller ! J'en ai assez de vous avoir dans mes jambes, de vous trouver vautrés sur ma route presque partout où je me rends sur le Web. Dégagez... s'il vous plait !!!

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Saturday, July 25, 2009

 

FriendFeed, mon amour

Je lis un paquet de conneries depuis que le flux FriendFeed a vu déferler, en milieu de semaine, la french bossa nova. En effet, j'ai eu le malheur d'accepter n'importe qui ou presque dans les "subcriptions" : j'en ai 34 pour l'instant. Je me dis qu'il va falloir prendre des mesures si je ne veux pas être submergé par des flots d'âneries.

En réalité, ce ne sont pas toujours des conneries qui s'inscrivent sur le flux, mais c'est la répétition sans fin de la même nouvelle - celle que toutes les radios annonçaient déjà au moment du petit dej' et qui est encore clonée par des types à la bourre au moment du dîner, alors qu'on l'a vue défiler des centaines de fois tout au long de la journée, dans la presse en ligne, sur les feeds readers, sur les blogs, sur Twitter... Grâce à Dieu, il y a des lustres que je ne regarde plus la TV !

L'avantage en ne suivant que Twitter, c'est que sur ce microblog les messages sont composés de phrases longues, au pire, de 140 signes. De plus, pour suivre les conversations facilement, il faut passer par des applications externes à Twitter - ce que je ne prend pas la peine de faire. Sur Twitter, je ne m'intéresse donc pas aux conversations qui ne me sont pas directement adressées.

Mais ce n'est pas le cas sur FriendFeed. Les messages ne se limitent pas à 140 signes et il est très facile de suivre ce que les uns et les autres se disent et se répondent. Aussi, le nombre de conneries répétées en boucle augmente considérablement. C'est pénible !
Bien sûr, sur FriendFeed il y est possible de filtrer grossièrement les choses qu'on ne tient pas à lire, comme les commentaires. Mais, le plus simple, c'est de mettre les faibles d'esprits, qu'on a par charité acceptés en "subcriptions", dans une liste spéciale de flux. Cette liste qu'on peut facilement oublier de consulter, je l'ai intitulée : "Lustukus". Elle est déjà pleine à déborder.

Aaaah, comme j'aime le Web 2.0 et ses réseaux sociaux !

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Monday, July 20, 2009

 

Insupportable

Il n'y a rien à faire. Je crois que je ne suis pas prêt de me remettre à blogguer, c'est à dire de participer à des échanges de messages suite à la mise en ligne d'un post. Incidemment, ce matin, je pensais à l'achat d'un Sony Reader ou d'un Kindle. Cela fait déjà longtemps que j'envisage l'idée de posséder un tel outil, mais j'attends patiemment que ces machines soient suffisamment au point. Par coïncidence, Pisani vient de donner son avis sur le Kindle 2. Il trouve ça plutôt très utile, malgré quelques petites améliorations qui pourraient êtres apportées. Après avoir lu Pisani, j'ai voulu savoir ce qui était dit en commentaires - 51 au moment où je rédige. Je n'ai pas pu aller plus loin que le cinquième ou sixième message tellement le ton des commentateurs m'agace. Je trouve ces gens insupportables, et de plus, je me fous totalement de leur avis.

Remarquez que, dans ce cas, il ne s'agissait que de lire des avis sur une vulgaire machine informatique. Je vous laisse deviner l'état dans lequel je me retrouve s'il m'arrive, aujourd'hui, de me pencher sur des commentaires concernant des sujets un peu plus complexes, tels que : l'homme, la société, le langage, l'art, la religion... Alors, je deviens à moitié fou, j'écume de rage, je rêve d'écrabouiller les auteurs des commentaires, mais surtout de torturer à mort l'auteur du blog qui a permis à un ramassis de bourrins d'exprimer de si stupides "idées". Je me rends compte que je suis réellement devenu allergique à toutes ces pseudo-discussions qui ne mènent à rien - ça je le savais déjà - mais qui me faisaient parfois rire par le passé, lorsque, insouciant, j'occupais mon temps en participant à tout un tas de débats bidons avec, en premier lieu, tout ce qui concerne la politique. Je me souviens maintenant, avec un haut-le-coeur, d'avoir participé à des polémiques révélant le niveau insupportable de la xénophobie dans cette société, ou la place accordée à la religion - ne cherchez pas laquelle, il s'agit bien de l'Islam : la phobie obsessionnelle du blogger laïcard français.

Ce genre de choses ne se reproduira pas de sitôt : je n'arrive plus à lire les blogs qui traitent de sujets de sociétés avec en arrière plan des idéaux politiques, quels que soient ces idéaux. Que ces citoyens à la con organisent leur putain de vie comme ils l'entendent et qu'ils me foutent la paix avec leurs opinions rances et moisies qui puent encore plus que les fromages dont ils sont si fiers !

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Sunday, May 24, 2009

 

Flickr, Tumblr & Twitter

C'est fait ! Je viens de mettre en ligne, sur Flickr, cinq peintures digitales, celles que je pensais fabriquer, suite à l'invitation de Shakeh Sarookhanian dont il est question sur le post précèdent. Je comptabilise sur ce site 608 images qui ont été vues 22,147 fois. Il faudrait que je passe plus de temps à faire connaître mon photostream, mais comme j'ai eu l'occasion d'être nominé parmi les six meilleurs photographes européens en 2005, mes images - surtout les premières - ont été largement regardées. Aussi, je passe l'essentiel de mon temps à m'inspirer du travail des artistes de Flickr, mais, depuis deux ans, je ne poste plus grand chose. Contrairement à mes débuts sur ce site, aujourd'hui, je ne participe que très rarement aux discussions qui fleurissent régulièrement entre les membres des divers groupes où je me suis inscrit, tel que Art Room09.

J'ai passé un moment en début d'après-midi à custommiser un nouveau compte sur Twitter - il s'affiche en bas de page sur ce blog. Je ne sais pas trop à quoi il me servira, mais je voulais qu'il soit directement relié à SCH 2009. De plus, cette opération m'a permis de détenir une adresse sur Twitter à mon nom. Il y a encore peu de temps, le moteur de recherche de ce site ne relevait aucun Deligne, mais ce n'est plus le cas, maintenant.

Le 14 Mai 2007, je lançais Mikkado sur Tumblr. Depuis, mon petit Zorro est mort. Je suis inconsolable.

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Friday, May 8, 2009

 

Art Room09

Je ne sais pour quelle raison, hier soir, je suis allé commenter sur le blog d'une abrutie. Elle parlait de la loi Hadopi en s'en tenant aux banalités mille fois énoncées au sujet de cette affaire. Comme le sens de mon commentaire n'allait pas exactement dans le sens de ce qu'elle aurait aimé lire sous son billet, elle n'a rien trouvé de mieux que de le censurer. Par réflexe, j'ai composé un billet sur Cloudy Days pour lui dire ce que je pensais de cette façon de faire, et puis, après y avoir réfléchi, j'ai effacé ce post. Il était évident que je lui faisais inutilement de la publicité.

Quoi qu'on dise de lui, ce genre d'individu s'imagine comme le représentant d'une classe d'êtres supérieurs, occupant le centre de toutes les conversations. Alors que je ne suis pas très enclin à reprendre les discussions sur les blogs, cet épisode, m'a rappelé la sinistre réalité, l'épouvantable atmosphère qui règne sur la franco-bloggosphere. Ce n'est pas plus mal, car cela ne m'incite pas à y revenir.

D'ailleurs, avec ce billet, je pense clore le sujet : je vais même éviter de parler de ce ramassis d'internautes ayant développé des blogs, parce qu'ils ne méritent aucune attention particulière et qu'il vaut mieux les ignorer totalement. Comme la photographie, le dessin vectoriel ou le collage digital ne se bornent pas à l'expression française, ces activités permettent d'avoir affaire à des humains sensibles et doués de raison, et pas simplement à ces veaux d'ensouchés républicains et laïcs auxquels s'ajoutent les assimilés. Je le répète : je n'ai rien en commun avec cette engeance.

Shakeh Sarookhanian vient de m'inviter à participer à un nouveau groupe intitulé Art Room09, ce que j'ai accepté avec plaisir, parce que je sais que l'époque où j'usais de mon énergie à blogguer pour ne rien dire est révolue. J'ai mis du temps à me défaire de cette sale habitude, mais j'y suis enfin parvenu.

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Sunday, May 3, 2009

 

Atmosphère

Mon point de vue sur le blogging est en train de prendre une nouvelle orientation. Si, jusqu'à ces dernières semaines, parallèlement à l'actualité médiatique, mes textes se rapportaient à des sujets de société dont on pouvait discuter les causes et les conséquences, je vais dorénavant ramener les thèmes de mes billets vers un univers plus subjectif et plus proche de mes activités quotidiennes. Je ne pense pas atteindre réellement la forme du journal intime - je ne ferai aucune confession - mais je vais renforcer l'utilisation de mes blogs, principalement de celui-ci, à des fins bien plus personnelles que ce que je ne l'ai fait depuis longtemps.

Lorsque j'ai commencé à blogguer, début 2004, je n'imaginais pas discuter de quoi que ce soit avec qui que ce soit. Certes, il existait la possibilité de commenter - c'était bien ce qui faisait le blog et toute sa nouveauté - mais je ne pensais pas m'en servir, car il ne me venait même pas à l'idée d'aller lire le blog d'un autre. D'ailleurs, à cette époque, la plupart des blogs étaient rédigés en anglais et les quelques rares blogs francophones ne suscitaient pas vraiment mon intérêt. Je n'envisageais pas non plus le fait que quelqu'un puisse donner son avis suite à la publication d'un de mes textes. Pourtant, c'est ce qui s'est produit au bout d'un an et demi, et, de fil en aiguille, des conversations se sont engagées, puisque moi aussi je suis allé répandre la bonne parole sur la Sphère. C'est ainsi que, par la suite, mon activité sur la Toile a eu pour premier objectif l'incitation à commenter. J'écrivais avec l'idée de provoquer une réaction du lecteur afin d'amorcer un débat plus ou moins contradictoire. Je trouvais ça plaisant, distrayant.

Mais, depuis quelques temps, cette façon de blogguer en est arrivée à me lasser. Et, si j'ai passé de bons moments, plongé dans des discussions enflammées, mon enthousiasme pour la polémique s'est considérablement émoussé au cours de ces derniers mois. Il n'y pas que le plaisir pour la controverse qui s'est émoussé, car, dans un même temps, j'ai réduit de façon très sensible le nombre de lectures concernant l'actualité. Quotidiennement, je passe beaucoup moins d'heures à lire la presse en ligne. La politique est quelque chose qui ne m'a jamais passionné, mais depuis l'automne, depuis les dernières élections américaines, et, surtout, depuis que l'intervention de l'armée israélienne à Gaza est finie, j'observe les interventions politiques des grands de ce monde avec le maximum de distance. Ce qui se traduit par un désintérêt plus important pour cette catégorie d'informations. Encore aujourd'hui, suite à l'épisode A/H1N1, je suis atterré de constater à quel point mes contemporains sont prêts à se laisser manipuler par les mass-media. Ce sont des événements comme celui-ci qui me font prendre conscience de ce qui me sépare de la plupart des gens. Comme je le disais précédemment, mon imaginaire recoupe très peu l'imaginaire collectif de ce pays. Quand je sais qu'une immense majorité privilégie l'égalité par rapport à la liberté, je me dis qu'aucun rapprochement ente Eux et Moi n'est possible.

Voilà, je me contenterai de ces quelques lignes pour ce soir. Il est certain que ce genre de monologue n'appelle pas à la discussion. Je comprends aisément que ce type de billet n'intéresse personne. Heureusement, car ces mots n'ont de valeur que pour moi. Bien que pourtant, si je me donne la peine de mettre ce texte en ligne, je le fais dans une certaine intention : celle d'inciter les bloggers à n'écrire que pour eux-mêmes, et, par là, à ne pas solliciter de commentaire, ce qui finalement permettra à la bloggosphere de vivre en paix.

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Monday, April 27, 2009

 

Rien

J'ai modifié trois fois le template de Cloudy Days, depuis le début du mois. Ces modifications indiquent que je tiens plus à la forme qu'au contenu de ce blog. Voilà cinq années que, sur la bloggosphere, je donne mon avis à propos de tout et de rien . Je réalise seulement maintenant à quel point j'ai pu perdre mon temps. Enfin, je devrais dire que je savais depuis longtemps que je perdais mon temps et que j'ose, seulement aujourd'hui, le formuler par écrit. D'ailleurs, ce n'est pas uniquement en publiant sur la bloggosphere que je gaspille inutilement mon énergie : c'est exactement la même chose pour tout ce qui touche à ma vie au quotidien.

En effet, je me contente de survivre au sein de cette société qui ne représente pour moi aucun attrait particulier. Je vis au contact d'une population qui, dans l'ensemble, n'a aucun intérêt pour moi, puisque je ne partage que très peu de choses avec elle. Les interactions, entre mon entourage et moi, se limitent aux choses les plus triviales, celles qui sont inhérentes à l'alimentation, aux actes les plus usuels de la vie au quotidien. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un bocal avec des gens que je ne déteste pas mais qui me laissent totalement indifférent. Ou, pour être plus précis : des gens qui me laissent totalement indifférent, tant que je n'ai pas à supporter leur présence trop longtemps, c'est à dire plus de dix minutes par jour, lorsqu'il me faut faire des courses ou régler un problème ou un autre, tel que, par exemple, faire faire la vidange de la voiture, quelques points de suture à la suite d'une blessure, et toutes ces choses inévitables auxquelles il faut faire face : la maintenance ordinaire du système vital.

Je me dis que si j'avais choisi de vivre ailleurs, en dehors du Palais de Cristal, ma vie se serait certainement déroulée autrement. Je n'en serais probablement pas à subir cette routine abrutissante au milieu de veaux qui se pissent dessus dès qu'un organisme sanitaire détecte un virus ou un autre à l'autre bout de la planète. C'est bien ça qui m'empêche d'avoir des relations avec mes concitoyens, c'est le fait qu'ils sont prêts à croire à n'importe quelle connerie dès qu'une institution quelconque, à commencer par les mass-medias, leur annonce une catastrophe imminente. Je ne partage pas leurs craintes - ni leurs espoirs - parce que je ne partage pas leurs représentations. Entre mon imaginaire et le leur s'étend une faille abyssale qui me semble infranchissable.

Même le blogging, la construction de ce pont virtuel, ne peut pas m'en rapprocher. Je ne peux que me bercer de l'illusion que nous avons quelque chose à partager par ordinateurs interposés. Mais, il faut se rendre à l'évidence...

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Sunday, April 26, 2009

 

Plus tard

Il s'est passé quelques jours sans que je n'ai activé FeedDemon. Je ne sais donc pas ce qui a pu se produire dans le secteur des blogs que je lisais assez régulièrement, avec plus ou moins d'application. Je n'ai pratiquement rien suivi concernant l'actualité. J'ai survolé les journaux en ligne et j'ai évité tous les blogs qui parlent de politique ou traitent des sujets de société. Je me suis contenté de lire et de poster quelques messages sur Twitter. C'est surtout PhotoShop qui a occupé la plupart de mon temps au cours de la semaine passée. J'ai redessiné, pour la troisième fois depuis le début du mois, le template de Cloudy Days. On peut considérer que je n'ai rien publié sur ce blog depuis le 19 Avril. Je pense que je ne reprendrai pas les discussions par ordinateur interposé bientôt. Je vais laisser encore passer pas mal de temps avant de reprendre le dialogue en ligne, car ça ne me dit vraiment rien pour l'instant.

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Saturday, April 4, 2009

 

Les choses ont changé

J'ai publié, cet après-midi, sur Cloudy Days, une photo qui me fait tordre de rire chaque fois que je retourne la regarder. Elle fait partie d'une série qui composent un reportage photographique publié par Tim Reese, un blogger du Sacramento Bee. C'est au sujet des manifestations qui ont eu lieu à Londres, peu avant la tenu du sommet qui réunissait, je ne sais pour quelles raisons, 20 chefs d'état. Je passe de moins en moins de temps à lire les journaux en ligne, toutes ces salades me fatiguent.

Je recommence à fréquenter Flickr et à recoller quelques photos sur No Milk Today. Mon plus jeune frère a acheté récemment un Leica D-Lux 4, ce qui m'a donné l'occasion de rediscuter par mail de photos avec lui.

J'ai aussi reçu, dans la soirée, des nouvelles du Chili : mon adorable amie Belencha est de nouveau en ligne. Elle vient de me contacter, alors qu'elle n'avait pas émis le moindre message, ni par mail, ni sur le Web, depuis plus de trois mois. Elle a publié quelques photos au cours de la semaine dernière dans un style totalement différent de ce qu'elle a fait pendant deux années consécutives, c'est à dire environ 200 auto-portraits. Les dernières photos de La Bele me remplissent d'émotion parce qu'elles me ramènent à l'époque où Belencha s'appelait encore Silencio, une époque où a ses premières images étaient pleines de magie. De magie véritable. Mais ces photos magiques, publiées en mai 2005, sont aujourd'hui invisibles : Belencha les a masquées, aussi son photostream ne débute qu'un an plus tard, en mars 2006.

Je regrette d'avoir perdu tant de temps avec les bloggers français qui dans l'ensemble - une petite minorité mise à part - ne m'ont rien apportés. Je n'ai jamais pris beaucoup de plaisir avec mes blogs en comparaison avec les véritables joies que j'ai ressenti à l'époque où je consacrais la plupart de mon temps en ligne, à sillonner Flickr. Je m'interroge sur le fait d'avoir passé autant d'heures à blogguer pour rien ou pour pas grand chose. Bon, en vérité, je n'est pas besoin de m'interroger longuement pour savoir ce qui m'a conduit à perdre autant de temps, car je connais la réponse : j'avais l'impression que si je lâchais un blog comme Cloudy Days, j'abandonnais une partie de mon territoire virtuel à une bande de connards.

Cette année les choses ont changé. Je suis moins sympathique. Je me replie.

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Friday, April 3, 2009

 

Commentaires

Aujourd'hui, j'ai commenté un peu partout sur la franco-sphère, la bloggotruc comme disait RoseNoire. Je l'ai fait sans conserver les coordonnées des blogs sur lesquels j'ai inscrit mon avis. Parce que, à l'avance, je connais, dans la plupart des cas, les réponses qui seront données à mes commentaires: dans ce pays, les bloggers sont prévisibles. Je ne conserve pas les coordonnées, parce que, trop souvent, ces réponses n'en sont pas vraiment. Généralement les bloggers se contentent de vérifier que leur post a bien été lu ou de croire qu'il a bien été lu. Aussi, en retour, ils se bornent à de simples messages n'ayant que la fonction phatique pour visée, une communication sans intérêt. C'est ce qui fait, qu'après avoir commenté, je ne ne retourne que très rarement sur ces billets, ce second passage n'étant possible que pendant la période où je garde l'historique des déplacements du navigateur. Je me dis que les lecteurs de mes commentaires penseront et écriront ce qu'ils voudront, sachant que pour moi, en définitive, c'est sans importance. Il n'y a que quelques bloggers dont les réponses comptent réellement. Ceux-là le savent ou le devinent.

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Monday, March 23, 2009

 

Tristes clowns

Le 20 mars 2009 à 11h43m UT, le Printemps a fait son entrée, mais personne n'a pensé à m'en avertir. Puisque, depuis 3 jours, l'hiver est passé, je pense que je ne vais plus beaucoup me préoccuper de Cloudy Days. Ces interminables discussions interbloggers, qui de toute façon ne mènent jamais à rien, m'ont fatigué.
"Relisez : j'ai écrit « ce n'est pas de l'argent donné aux riches ». DONNÉ. Là, on REND de l'argent, vous comprenez, oui ou non... ?"
Non, non, les bloggers ne comprennent rien. Chacun lit les phrases, non pas comme elles sont écrites, mais comme il a envie de les entendre. A la longue, c'est pénible. Les dialogues de sourds, c'est marrant cinq minutes, mais lorsque que ça se prolonge, ça ne me donne plus envie de rigoler. On a beau essayer de faire les constructions syntaxiques les plus simples et les plus transparentes possibles, il y a toujours un semi-illettré qui se démerdera pour tout interpréter de travers.

Enfin, je fais comme si cette situation était catastrophique, alors que les pseudo-débats politiques qui agitent la sphère me semblent absolument vains et sans conséquence aucune sur la réalité, sinon sur la psychologie collective, en admettant que cette notion elle-même ne soit pas une illusion, une simple vue de l'esprit. Je n'arrive pas à croire que ces discours puissent être d'une quelconque importance. Ça ne sert qu'à flatter la vanité du blogger qui se donne à peu de frais l'impression d'agir sur le cours de l'histoire.
"Donc vous ne comprenez pas. Les chèques dont vous parlez sont RENDUS, ils ne sont pas donnés. Il s'agit d'argent qui, après avoir été prélevé, est reversé. Il n'y aurait aucune confusion si cet argent n'avait tout simplement pas été prélevé. En tout état de cause, qu'un citoyen ne puisse pas être imposé à plus de 50 % est bien le minimum pour que la propriété privée soit préservée."
Les bloggers sont de vrais clowns. Dommage qu'ils ne fassent rire personne... ou presque.

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Thursday, March 19, 2009

 

Commentaire sur la sphère

Je crois que je vais me servir de ce blog, comme on se sert d'un miroir. Je vais coller en ligne tout ce qui me passe par la tête, sans même me demander si cela peut avoir un intérêt quelconque pour un lecteur de passage. Je vais d'abord faire du remplissage.

Chaque mot transcrit, chaque phrase dactylographiée est une phrase que je peux tenir sous mes yeux. Chaque fois que je place une phrase, un texte sous mes yeux, quelque chose se reflète, une idée, même la plus banale, me revient. Je ne discuterai peut-être pas souvent avec un blogger de passage, mais je crois que je vais souvent discuter avec moi-même.

Discuter avec les autres, c'est pas mal, mais on passe son temps à essayer de préciser sa pensée, car il est rare d'avoir l'impression d'être compris comme on aimerait l'être. Rare est le lecteur qui ne cherche pas à interpréter bien au-delà du contexte, du territoire qu'on aurait voulu simplement délimiter. Les trois quart du temps, à la lecture d'un texte, le lecteur surajoute des couches d'a priori, empile des tranches découpées dans son monde référentiel, qui ne coïncident pas vraiment avec les significations qu'on a voulu donner. Il n'ira pas dans le sens qu'on voulait indiquer.

Bon, c'est certain, on n'écrit pas très bien. On ne refait pas les phrases mille fois, jusqu'à ce qu'elles découpent la langue et polissent les concepts avec une précision infinie. On se contente, la plupart du temps, comme ce soir par exemple, de phrases pas toujours bien formées. On exprimera des pensées qui n'auront pas été examinées sous tous les angles possibles. Ce qui fait qu'on est pas toujours en droit de traiter de con le lecteur qui patauge. Mais quand même... on s'aperçoit vite que le lecteur se satisfait souvent du survol des billets d'un blog, à très haute altitude, pour inscrire rapidement un commentaire qui, avec un peu de chance, entrera dans le cadre de ce que le rédacteur tentait de signifier.

Le blogger tient avant tout à laisser une trace de son passage et c'est vraisemblablement pour cette raison qu'il passe sur votre blog, juste le temps de pisser deux ou trois gouttes, histoire de marquer son territoire. C'est aussi pour cette raison que je me demande si ça vaut le coup de laisser la possibilité au lecteur de passage de commenter.

Veremos.

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