SCH 2009

Monday, September 28, 2009

 

En ligne

J'ai retrouvé la date exacte: c'était le 13 octobre, l'année dernière. Ce jour là, mon téléphone mobile passait à la poubelle. Je refusais de continuer de banquer pour un service inutile, un truc que j'utilisais qu'une fois tous les trois mois. Depuis, en un an, le mobile ne m'a jamais manqué.

Pourtant, à midi, la mort dans l'âme, j'ai pris un abonnement chez SFR. C'est triste, ça me rend vert. Mais je n'avais pas le choix : ce matin reprendre un mobile était devenu un acte nécessaire. Souhaitons qu'avoir à trimballer un téléphone cellulaire soit une nécessité qui ne dure pas plus de quelques mois.

Par ailleurs, mais dans un même ordre d'idées, depuis quelques temps, je réfléchis à la meilleure manière de me passer d'ADSL. Au début des années 90, j'ai vécu quatre années consécutives sans téléphone. Je rêve maintenant de passer plusieurs années sans avoir à me connecter sur le Web. Heureusement, je me détache de plus en plus facilement de cet univers virtuel. J'espère qu'un jour le monde de la communication en ligne ne sera pour moi qu'un vieux souvenir écrasé, stratifié au fin fond de ma mémoire.

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Friday, September 25, 2009

 

Agonie

Il me reste environ deux heures pour publier un post sur ce blog. Passé ce délai, on pourrait considérer SCH 2009 comme un blog mort. Car, selon une règle tacite en vigueur parmi les bloggers, un blog qui n'est pas alimenté, au moins une fois en un mois, est alors déclaré : blog à l'abandon. Étant donné que le post précédent date du 26 Août dernier, il ne me reste que peu de temps pour sauver SCH.

Malheureusement, je n'ai rien à dire. Pire : je n'ai rien envie de dire, c'est à dire que je ne vais même pas essayer de me creuser les méninges deux secondes pour trouver une thèse à développer, soit matière à rédiger un billet. Je suis fatigué du blogging et fatigué par l'activité stérile, sans intérêt que déploient la plupart des bloggers sur le Web. Je ne vais donc pas ajouter un texte insignifiant de plus sur la Toile.

Pas ce soir en tout cas.

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Wednesday, August 26, 2009

 

Tribus de maquereaux

Voilà le credo d'un tas de crétins qui vous bassinent en permanence sur la Toile. On se croirait revenu aux années Bernard Tapis quand n'importe quel peigne-cul pensait avoir la possibilité de devenir milliardaire du jour au lendemain simplement en adoptant les manières du nabab "made in France" découvertes dans son autobiographie pleine de bons conseils pour l'époque. On a eu un autre guru, par la suite, dont je ne me souviens plus du nom : un type qui avait des trous dans ses chaussettes et travaillait dans l'industrie des loisirs. Comme pour Tapis, la génération de vendeurs hexagonaux suivante ne parlait que de lui.

Depuis, le contexte a changé : les lancinantes répétitions, la doxa omniprésente concernant "la réussite" sociale, ce discours qu'on entendait sur les radios, à la TV, puis dans toutes les cafétérias des supermarchés du territoire, s'est adapté pour devenir le message qu'on peut lire maintenant en ligne et qui passe en boucle sur les réseaux sociaux. C'est un discours recomposé pour la circonstance. Il est décliné à toutes les sauces, sous de multiples variantes, dont une des premières a fait fureur sur l'espace francophone : celle de Loic Lemeur, le Serial entrepreneur !

Aujourd'hui, le credo se résume ainsi :
"Les leaders n’ont pas de traits en commun, sauf ceux-ci : un refus constructif du statu quo, une énergie et un optimisme qui leur permettent de changer les choses et d’offrir une plate-forme d’action aux gens qui ont envie de travailler dans leur sens - de les suivre. Car vous ne serez pas un leader tout seul : vous avez donc besoin d’une tribu, c’est-à-dire d’un «groupe de personnes connectées entre elles, connectées à un leader et connectées à une idée». Alors créez votre tribu - ou trouvez-en une qui a besoin de vous. Les possibilités sont immenses." [Seth Godin, Tribus]
D'emblée on remarquera que la première affirmation est fausse, car les "leaders" ont bien un trait commun : tous partagent la même foi, tous pensent qu'il leur faut une tribu, c'est à dire une armée d'esclaves qu'ils vont utiliser à la réalisation d'un rêve commun : devenir le leader maximo. Pour composer cette armée de bourrins, ils se livrent tout azimut à des opérations de séduction/captation qui se nomment "communications" dans le jargon des maquerelles du Web. Ce battage est, au fil du temps, devenu insupportable : passer entre les mailles du "buzz", outil primaire de la communication, est un cheminement en ligne quasi impossible à réaliser. Pas une seule journée sur la Toile sans que les membres d'une "tribu" quelconque viennent vous solliciter pour essayer de vous gagner à leur "cause". Comme le disait Flaubert dans ses correspondances : "Il y a entre les hommes une sorte de pacte fraternel et tacite qui les oblige à être maquereaux les uns des autres."

Barrez vous bande de fumiers ! Ramassis de clochards du Net, branleurs improductifs qui ne savent rien faire de mieux que du copier-coller ! J'en ai assez de vous avoir dans mes jambes, de vous trouver vautrés sur ma route presque partout où je me rends sur le Web. Dégagez... s'il vous plait !!!

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