SCH 2009
Friday, September 25, 2009
Agonie
Il me reste environ deux heures pour publier un post sur ce blog. Passé ce délai, on pourrait considérer SCH 2009 comme un blog mort. Car, selon une règle tacite en vigueur parmi les bloggers, un blog qui n'est pas alimenté, au moins une fois en un mois, est alors déclaré : blog à l'abandon. Étant donné que le post précédent date du 26 Août dernier, il ne me reste que peu de temps pour sauver SCH.
Malheureusement, je n'ai rien à dire. Pire : je n'ai rien envie de dire, c'est à dire que je ne vais même pas essayer de me creuser les méninges deux secondes pour trouver une thèse à développer, soit matière à rédiger un billet. Je suis fatigué du blogging et fatigué par l'activité stérile, sans intérêt que déploient la plupart des bloggers sur le Web. Je ne vais donc pas ajouter un texte insignifiant de plus sur la Toile.
Pas ce soir en tout cas.
Labels: blog, communication, rédaction, temps
Monday, May 4, 2009
Insignifiance
Je viens de me rendre compte que, sur
Horizon, au cours du mois de Mars, j'en suis arrivé à publier
26 posts. Il est peu probable que cette situation se reproduise. Je me demande d'ailleurs comment j'ai pu me laisser aller à fabriquer autant de billets, en un seul mois. Une question sans intérêt, en réalité, puisqu'il suffit de rédiger n'importe quoi, de la même façon que je fais du remplissage pour le moment.
Quitte à écrire pour noircir une portion de page, autant signaler que j'en ai pas encore fini avec la lecture de "
Vous avez dit Totalitarisme ?" de Zizek : une remise en question des présupposés que l'on peut avoir sur les systèmes totalitaires. Ce livre entend défendre la thèse suivante : loin d'être un concept théorique pertinent, la notion de "totalitarisme" est une sorte de subterfuge ; au lieu de nous donner les moyens de réfléchir, de nous contraindre à appréhender sous un jour nouveau la réalité historique qu'elle désigne, elle nous dispense du devoir de penser, et nous empêche même positivement de le faire. La dispense de penser prendra donc fin lorsque j'aurai tourné la dernière page de cet essai, aussi passionnant qu'amusant.
Il faudrait que je renonce définitivement à entretenir mes blogs et que je me remette à lire sérieusement. La lecture me procure beaucoup plus de satisfactions que l'écriture, cette activité stérile consistant à rallonger indéfiniment les pages des blogs, sans parvenir à en faire quelque chose luisante d'une faible lueur d'intelligence. N'y voyez pas de la fausse modestie, ni même de la vraie, c'est simplement un constat. Ce constat ne me rend ni triste ni amer, je n'ai jamais cru une seule seconde que je serais en mesure de faire autre chose que du remplissage : un empilement de phrases sans signification réelle. Des couches de mots, pour édifier une sorte de hachis parmentier textuel.
Allez... La couche de mots insignifiants est d'une suffisante épaisseur pour ce soir : je raccroche.
Labels: atmosphère, philosophie, rédaction, zizek
Sunday, April 26, 2009
Plus tard
Il s'est passé quelques jours sans que je n'ai activé
FeedDemon. Je ne sais donc pas ce qui a pu se produire dans le secteur des blogs que je lisais assez régulièrement, avec plus ou moins d'application. Je n'ai pratiquement rien suivi concernant l'actualité. J'ai survolé les journaux en ligne et j'ai évité tous les blogs qui parlent de politique ou traitent des sujets de société. Je me suis contenté de lire et de poster quelques messages sur Twitter. C'est surtout PhotoShop qui a occupé la plupart de mon temps au cours de la semaine passée. J'ai redessiné, pour la troisième fois depuis le début du mois, le template de Cloudy Days. On peut considérer que je n'ai rien publié sur ce blog depuis
le 19 Avril. Je pense que je ne reprendrai pas les discussions par ordinateur interposé bientôt. Je vais laisser encore passer pas mal de temps avant de reprendre le dialogue en ligne, car ça ne me dit vraiment rien pour l'instant.
Labels: blog, rédaction
Saturday, April 4, 2009
Les choses ont changé
J'ai publié, cet après-midi, sur Cloudy Days,
une photo qui me fait tordre de rire chaque fois que je retourne la regarder. Elle fait partie d'une série qui composent un reportage photographique publié par
Tim Reese, un blogger du Sacramento Bee. C'est au sujet des manifestations qui ont eu lieu à Londres, peu avant la tenu du sommet qui réunissait, je ne sais pour quelles raisons, 20 chefs d'état. Je passe de moins en moins de temps à lire les journaux en ligne, toutes ces salades me fatiguent.
Je recommence à fréquenter Flickr et à recoller quelques photos sur
No Milk Today. Mon plus jeune frère a acheté récemment un Leica D-Lux 4, ce qui m'a donné l'occasion de rediscuter par mail de photos avec lui.
J'ai aussi reçu, dans la soirée, des nouvelles du Chili : mon adorable amie Belencha est de nouveau en ligne. Elle vient de me contacter, alors qu'elle n'avait pas émis le moindre message, ni par mail, ni sur le Web, depuis plus de trois mois. Elle a publié quelques photos au cours de la semaine dernière dans un style totalement différent de ce qu'elle a fait pendant deux années consécutives, c'est à dire environ 200 auto-portraits.
Les dernières photos de La Bele me remplissent d'émotion parce qu'elles me ramènent à l'époque où Belencha s'appelait encore Silencio, une époque où a ses premières images étaient pleines de magie. De magie véritable. Mais ces photos magiques, publiées en mai 2005, sont aujourd'hui invisibles :
Belencha les a masquées, aussi son photostream ne débute qu'un an plus tard, en mars 2006.
Je regrette d'avoir perdu tant de temps avec les bloggers français qui dans l'ensemble - une petite minorité mise à part - ne m'ont rien apportés. Je n'ai jamais pris beaucoup de plaisir avec mes blogs en comparaison avec les véritables joies que j'ai ressenti à l'époque où je consacrais la plupart de mon temps en ligne, à sillonner Flickr. Je m'interroge sur le fait d'avoir passé autant d'heures à blogguer pour rien ou pour pas grand chose. Bon, en vérité, je n'est pas besoin de m'interroger longuement pour savoir ce qui m'a conduit à perdre autant de temps, car je connais la réponse : j'avais l'impression que si je lâchais un blog comme
Cloudy Days, j'abandonnais une partie de mon territoire virtuel à une bande de connards.
Cette année les choses ont changé. Je suis moins sympathique. Je me replie.
Labels: blog, commentaire, flickr, rédaction, temps
Friday, March 20, 2009
Une goutte d'eau
La semaine tire à sa fin avec ce qui, pour moi, représente une bonne nouvelle puisque l'État belge interdit
la vente des chiens et des chats en magasins. Cette interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2009, et la Cour constitutionnelle l'a confirmée ce matin. Aussi, j'espère que d'autres pays européens vont prendre des mesures qui iront dans le même sens. Ça me paraît bien plus important comme décision que la baisse de la taxe sur la restauration ou des conneries de ce genre.
Cette histoire de restauration, me fait penser que le frigo est plein. Donc, on ne devrait pas avoir à sortir ce week-end. Ainsi, je devrais avoir pas mal de temps à consacrer à l'écriture. Quand je parle d'écriture, je ne parle que de cette opération qui consiste à remplir de l'espace avec des mots. Ici, l'espace est illimité, je ne suis même pas contraint par la nécessité d'avoir suffisamment d'encre et de papier. Ce qui pourrait m'arrêter, c'est une panne d'électricité. Et encore... il faudrait que cette panne de courant dure plus de trois heures, le temps d'épuiser les batteries des laptops (also known as notebooks). Une chose est sûre, c'est que rien ne m'oblige à écrire.
Je ne suis pas comme ces auteurs pour qui écrire est une nécessité quasi vitale. Je me demande bien d'ailleurs pourquoi je me livre à cet exercice. Je ne me suis jamais réellement posé la question. Ou plutôt, je me suis plusieurs fois demandé pourquoi je n'hésitais pas à passer beaucoup de temps à composer des phrases, alors que je ne poursuis aucun but. Mais je n'ai jamais cherché à y réfléchir vraiment, à trouver le motif profond de ce cette activité quotidienne.
Je ne peux pas considérer l'écriture comme un plaisir, sauf rarement, de façon très éphémère, lorsque je me relis et que quelques phrases sonnent assez bien. Alors, je suis content de moi. Mais c'est exceptionnel et ça tient particulièrement au hasard, parce que je ne prends même pas le temps de chercher avec soin les meilleures tournures, celles qui sont les plus agréables à entendre. De plus, j'ai rarement quelque chose à dire. Rien à signaler, ou si peu souvent.
Je ne suis même pas capable de raconter une histoire. Je crois que j'écris pour voir les heures se matérialiser. Comme écrire est quelque chose qui se fait de manière linéaire, chaque mot est le reflet d'un instant. Aussi écrire, c'est, pour moi, regarder couler le temps, le suivre des yeux, comme on regarde une goutte d'eau glisser le long d'une vitre, un jour de pluie.
Voilà, ce sera tout pour ce soir.
Labels: animal, belgique, rédaction, temps
Thursday, March 19, 2009
Commentaire sur la sphère
Je crois que je vais me servir de ce blog, comme on se sert d'un miroir. Je vais coller en ligne tout ce qui me passe par la tête, sans même me demander si cela peut avoir un intérêt quelconque pour un lecteur de passage. Je vais d'abord faire du remplissage.
Chaque mot transcrit, chaque phrase dactylographiée est une phrase que je peux tenir sous mes yeux. Chaque fois que je place une phrase, un texte sous mes yeux, quelque chose se reflète, une idée, même la plus banale, me revient. Je ne discuterai peut-être pas souvent avec un blogger de passage, mais je crois que je vais souvent discuter avec moi-même.
Discuter avec les autres, c'est pas mal, mais on passe son temps à essayer de préciser sa pensée, car il est rare d'avoir l'impression d'être compris comme on aimerait l'être. Rare est le lecteur qui ne cherche pas à interpréter bien au-delà du contexte, du territoire qu'on aurait voulu simplement délimiter. Les trois quart du temps, à la lecture d'un texte, le lecteur surajoute des couches d'
a priori, empile des tranches découpées dans son monde référentiel, qui ne coïncident pas vraiment avec les significations qu'on a voulu donner. Il n'ira pas dans le sens qu'on voulait indiquer.
Bon, c'est certain, on n'écrit pas très bien. On ne refait pas les phrases mille fois, jusqu'à ce qu'elles découpent la langue et polissent les concepts avec une précision infinie. On se contente, la plupart du temps, comme ce soir par exemple, de phrases pas toujours bien formées. On exprimera des pensées qui n'auront pas été examinées sous tous les angles possibles. Ce qui fait qu'on est pas toujours en droit de traiter de con le lecteur qui patauge. Mais quand même... on s'aperçoit vite que le lecteur se satisfait souvent du survol des billets d'un blog, à très haute altitude, pour inscrire rapidement un commentaire qui, avec un peu de chance, entrera dans le cadre de ce que le rédacteur tentait de signifier.
Le blogger tient avant tout à laisser une trace de son passage et c'est vraisemblablement pour cette raison qu'il passe sur votre blog, juste le temps de pisser deux ou trois gouttes, histoire de marquer son territoire. C'est aussi pour cette raison que je me demande si ça vaut le coup de laisser la possibilité au lecteur de passage de commenter.
Veremos.
Labels: blog, commentaire, lecture, rédaction
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