SCH 2009

Friday, September 25, 2009

 

Agonie

Il me reste environ deux heures pour publier un post sur ce blog. Passé ce délai, on pourrait considérer SCH 2009 comme un blog mort. Car, selon une règle tacite en vigueur parmi les bloggers, un blog qui n'est pas alimenté, au moins une fois en un mois, est alors déclaré : blog à l'abandon. Étant donné que le post précédent date du 26 Août dernier, il ne me reste que peu de temps pour sauver SCH.

Malheureusement, je n'ai rien à dire. Pire : je n'ai rien envie de dire, c'est à dire que je ne vais même pas essayer de me creuser les méninges deux secondes pour trouver une thèse à développer, soit matière à rédiger un billet. Je suis fatigué du blogging et fatigué par l'activité stérile, sans intérêt que déploient la plupart des bloggers sur le Web. Je ne vais donc pas ajouter un texte insignifiant de plus sur la Toile.

Pas ce soir en tout cas.

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Monday, April 27, 2009

 

Rien

J'ai modifié trois fois le template de Cloudy Days, depuis le début du mois. Ces modifications indiquent que je tiens plus à la forme qu'au contenu de ce blog. Voilà cinq années que, sur la bloggosphere, je donne mon avis à propos de tout et de rien . Je réalise seulement maintenant à quel point j'ai pu perdre mon temps. Enfin, je devrais dire que je savais depuis longtemps que je perdais mon temps et que j'ose, seulement aujourd'hui, le formuler par écrit. D'ailleurs, ce n'est pas uniquement en publiant sur la bloggosphere que je gaspille inutilement mon énergie : c'est exactement la même chose pour tout ce qui touche à ma vie au quotidien.

En effet, je me contente de survivre au sein de cette société qui ne représente pour moi aucun attrait particulier. Je vis au contact d'une population qui, dans l'ensemble, n'a aucun intérêt pour moi, puisque je ne partage que très peu de choses avec elle. Les interactions, entre mon entourage et moi, se limitent aux choses les plus triviales, celles qui sont inhérentes à l'alimentation, aux actes les plus usuels de la vie au quotidien. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un bocal avec des gens que je ne déteste pas mais qui me laissent totalement indifférent. Ou, pour être plus précis : des gens qui me laissent totalement indifférent, tant que je n'ai pas à supporter leur présence trop longtemps, c'est à dire plus de dix minutes par jour, lorsqu'il me faut faire des courses ou régler un problème ou un autre, tel que, par exemple, faire faire la vidange de la voiture, quelques points de suture à la suite d'une blessure, et toutes ces choses inévitables auxquelles il faut faire face : la maintenance ordinaire du système vital.

Je me dis que si j'avais choisi de vivre ailleurs, en dehors du Palais de Cristal, ma vie se serait certainement déroulée autrement. Je n'en serais probablement pas à subir cette routine abrutissante au milieu de veaux qui se pissent dessus dès qu'un organisme sanitaire détecte un virus ou un autre à l'autre bout de la planète. C'est bien ça qui m'empêche d'avoir des relations avec mes concitoyens, c'est le fait qu'ils sont prêts à croire à n'importe quelle connerie dès qu'une institution quelconque, à commencer par les mass-medias, leur annonce une catastrophe imminente. Je ne partage pas leurs craintes - ni leurs espoirs - parce que je ne partage pas leurs représentations. Entre mon imaginaire et le leur s'étend une faille abyssale qui me semble infranchissable.

Même le blogging, la construction de ce pont virtuel, ne peut pas m'en rapprocher. Je ne peux que me bercer de l'illusion que nous avons quelque chose à partager par ordinateurs interposés. Mais, il faut se rendre à l'évidence...

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Saturday, April 4, 2009

 

Les choses ont changé

J'ai publié, cet après-midi, sur Cloudy Days, une photo qui me fait tordre de rire chaque fois que je retourne la regarder. Elle fait partie d'une série qui composent un reportage photographique publié par Tim Reese, un blogger du Sacramento Bee. C'est au sujet des manifestations qui ont eu lieu à Londres, peu avant la tenu du sommet qui réunissait, je ne sais pour quelles raisons, 20 chefs d'état. Je passe de moins en moins de temps à lire les journaux en ligne, toutes ces salades me fatiguent.

Je recommence à fréquenter Flickr et à recoller quelques photos sur No Milk Today. Mon plus jeune frère a acheté récemment un Leica D-Lux 4, ce qui m'a donné l'occasion de rediscuter par mail de photos avec lui.

J'ai aussi reçu, dans la soirée, des nouvelles du Chili : mon adorable amie Belencha est de nouveau en ligne. Elle vient de me contacter, alors qu'elle n'avait pas émis le moindre message, ni par mail, ni sur le Web, depuis plus de trois mois. Elle a publié quelques photos au cours de la semaine dernière dans un style totalement différent de ce qu'elle a fait pendant deux années consécutives, c'est à dire environ 200 auto-portraits. Les dernières photos de La Bele me remplissent d'émotion parce qu'elles me ramènent à l'époque où Belencha s'appelait encore Silencio, une époque où a ses premières images étaient pleines de magie. De magie véritable. Mais ces photos magiques, publiées en mai 2005, sont aujourd'hui invisibles : Belencha les a masquées, aussi son photostream ne débute qu'un an plus tard, en mars 2006.

Je regrette d'avoir perdu tant de temps avec les bloggers français qui dans l'ensemble - une petite minorité mise à part - ne m'ont rien apportés. Je n'ai jamais pris beaucoup de plaisir avec mes blogs en comparaison avec les véritables joies que j'ai ressenti à l'époque où je consacrais la plupart de mon temps en ligne, à sillonner Flickr. Je m'interroge sur le fait d'avoir passé autant d'heures à blogguer pour rien ou pour pas grand chose. Bon, en vérité, je n'est pas besoin de m'interroger longuement pour savoir ce qui m'a conduit à perdre autant de temps, car je connais la réponse : j'avais l'impression que si je lâchais un blog comme Cloudy Days, j'abandonnais une partie de mon territoire virtuel à une bande de connards.

Cette année les choses ont changé. Je suis moins sympathique. Je me replie.

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Friday, March 20, 2009

 

Une goutte d'eau

La semaine tire à sa fin avec ce qui, pour moi, représente une bonne nouvelle puisque l'État belge interdit la vente des chiens et des chats en magasins. Cette interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2009, et la Cour constitutionnelle l'a confirmée ce matin. Aussi, j'espère que d'autres pays européens vont prendre des mesures qui iront dans le même sens. Ça me paraît bien plus important comme décision que la baisse de la taxe sur la restauration ou des conneries de ce genre.

Cette histoire de restauration, me fait penser que le frigo est plein. Donc, on ne devrait pas avoir à sortir ce week-end. Ainsi, je devrais avoir pas mal de temps à consacrer à l'écriture. Quand je parle d'écriture, je ne parle que de cette opération qui consiste à remplir de l'espace avec des mots. Ici, l'espace est illimité, je ne suis même pas contraint par la nécessité d'avoir suffisamment d'encre et de papier. Ce qui pourrait m'arrêter, c'est une panne d'électricité. Et encore... il faudrait que cette panne de courant dure plus de trois heures, le temps d'épuiser les batteries des laptops (also known as notebooks). Une chose est sûre, c'est que rien ne m'oblige à écrire.

Je ne suis pas comme ces auteurs pour qui écrire est une nécessité quasi vitale. Je me demande bien d'ailleurs pourquoi je me livre à cet exercice. Je ne me suis jamais réellement posé la question. Ou plutôt, je me suis plusieurs fois demandé pourquoi je n'hésitais pas à passer beaucoup de temps à composer des phrases, alors que je ne poursuis aucun but. Mais je n'ai jamais cherché à y réfléchir vraiment, à trouver le motif profond de ce cette activité quotidienne.

Je ne peux pas considérer l'écriture comme un plaisir, sauf rarement, de façon très éphémère, lorsque je me relis et que quelques phrases sonnent assez bien. Alors, je suis content de moi. Mais c'est exceptionnel et ça tient particulièrement au hasard, parce que je ne prends même pas le temps de chercher avec soin les meilleures tournures, celles qui sont les plus agréables à entendre. De plus, j'ai rarement quelque chose à dire. Rien à signaler, ou si peu souvent.

Je ne suis même pas capable de raconter une histoire. Je crois que j'écris pour voir les heures se matérialiser. Comme écrire est quelque chose qui se fait de manière linéaire, chaque mot est le reflet d'un instant. Aussi écrire, c'est, pour moi, regarder couler le temps, le suivre des yeux, comme on regarde une goutte d'eau glisser le long d'une vitre, un jour de pluie.

Voilà, ce sera tout pour ce soir.

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